Tu es femme et tu aimes

Tu es femme et tu aimes,

L’odeur des épices, de l’herbe et des bois,

De la mousse, des fruits mûrs

Et le bruit de la pluie sur le toit,

Le cocon d’une chambre,

La lumière subtile d’une bougie,

La douceur de la soie qui épouse tes plis.

Tu es femme, et tu l’aimes,

Et si tu le reçois,

Murmure lui encore…  ce qu’il sait déjà :

Qu’en douceurs, en saveurs subtiles

L’amour s’offre et se boit.

Sans hâte, en très douce violence,

En caresses  et dièses,

En musique patiente, partagée, accordée.

S’il t’aime, même s’il ne le dit pas comme ça, il saura

Vivre avec toi ces sommets que jusque là,

Tu étais sûre  que tu ne franchirais pas !

Et puis dans l’odeur des épices, du bois,

Au bruit de la pluie sur le toit,

Tu y penseras,

Et… tu le sais,

Vous revivrez encore ces moments-là !

Marguerite Gauthier Protopopova

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