« Un poème ne se récite pas comme on récite une table de multiplication : il se dit, se joue, se murmure, se susurre, se hurle, se crie, se sait dans le silence constitutif même de son existence. »
Et oui, ça sent la rentrée. Et ce matin, en me penchant sur les maisons d’édition spécialisées en poésie, je découvre un article sur le blog de « L’épi de Seigle », une lettre ouverte signée Dan Bouchery et Jacques Fournier .
Adressée en 2008 à Monsieur Darcos , cette lettre vaut encore aujourd’hui, puisque nous n’avons pas encore entendu parler des nouvelles instructions officielles pour l’école élémentaire. Les termes de « récitation », « rédaction » n’ont pas encore disparu de la circulation, au profit d’autres barbaries comme « Poésie » ou « ‘Expression »…
Pour rappel ce sont ces deux premiers termes qui avaient mis le feu à nos poudres et motivé la création de cette association, en réaction à un enseignement plus CREATICIDE que jamais.
Alors voilà, cinq ans après, rien n’a changé… Mais malgré tout, pour fêter la rentrée sous de nouveaux tropiques, je m’improvise porte-voix de cette très belle colère.
Bonne lecture et bonne rentrée poétique sur les bancs de l’école.
V. Simon Catelin