L’amour se fait vieux,
Avec le temps, ma mie s’encroûte.
Parlez en à votre médecin.
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Bernard Orange
A lire aussi: https://leszateliersdelatetedebois.wordpress.com/creations-adultes/la-chronique-du-nomade/
UNE COMPAGNIE, DES ATELIERS, UN FESTIVAL "Paroles paroles"
L’amour se fait vieux,
Avec le temps, ma mie s’encroûte.
Parlez en à votre médecin.
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Bernard Orange
A lire aussi: https://leszateliersdelatetedebois.wordpress.com/creations-adultes/la-chronique-du-nomade/
Rappel! Rappel! Rappel!
Il ne vous reste que deux mois pour faire une rencontre extraordinaire…
Si vous avez oublié de quoi il retourne, rendez-vous à la page « Art postal », tout y est dit!
Et si le Blog ne suffit passe, il y a aussi la presse!
Alors, à vos yeux, à vos plumes les écrivants!
Trésorier: François Louchet, photographe.
Secrétaire: Françoise Edmonde Morin, Journaliste, auteur, présidente de l’association « Femmes du littoral de Basse-Normandie »
Vice-secrétaire: Odile Bilhaut, enseignante
Marion Canevet*: journaliste, auteur, « relation presse » pour les Z’Ateliers.
Valérie Serres et Hélène Vallée: souteneuses d’ idées
Marguerite Gauthier Protopopova: passeuse de légendes
Thomas Canevet: vitrailliste*
Michèle et Jean François Catelin: voyageurs du monde et des arts
Evelyne Lapeyre: journaliste en partance pour ailleurs…
***Ces trois là sont coupables et démasqués… Ils ont créé il y a un an maintenant le collectif de court métrage « Et à la fin, il meurt… » AFFAIRE A SUIVRE !!!
Sans oublier les Z’enfants des Z’Ateliers d’écriture 2009/2010, membres d’importance!
Dans le désordre: Capucine , Romane , Lou D., Alicia , Amaury , Rachel , Claire , Carla , Fiona , Lou W., Prosper, Hugo, Angèle, Léa.
« Même en cas de déprime ne fais pas à l’autre truie ta tête de cochon ».
Bernard Orange, Peintre en Nord Cotentin et ami des Z’Ateliers, nous offre ici bien plus qu’une pensée …
Lisez « La chronique du Nomade » et prenez le temps de lui rendre visite : http://www.bernard-orange.com/
» Ô , Grand Esprit
aide-moi à ne jamais juger un autre
avant d’avoir chaussé ses mocassins
pendant au moins trois lunes «
Si tout voyage est plaisir , il est aussi source de remise en question car nous ne sommes plus dans nos habitudes , nos repères mais hors de nos rails . Rien de tel pour oublier nos préjugés , vivre une autre culture , s’ouvrir aux différences , accepter d’autres moeurs et comportements .
C’est le début de la tolérance et le contraire de l’indifférence .
Michoko
Je traque l’origine puis la genèse de l’oeuvre d’art. Trouver ce qui enfantera cet écrit, ce poème, ces besoins de peinture, d’encre et de fusain, cette sculpture nécessaire…
Un voyage
Vero Beach (Floride). La route de la mer bordée de dunes, de marais et de roselières. Ici et là, des palmiers sur une langue de sable. Une lagune où plongent des pélicans. Les noms de lieux sont indiens. Il y a peu, ils y pêchaient encore et chassaient. Les enfants y jouaient et riaient. L’ombre et l’esprit des indiens occupent toujours l’espace. Mais l’homme blanc a pris leur place devant la mer. Ils ont été repoussés dans l’intérieur, là où pourrit la pauvreté.
Je m’anime devant cette injustice: c’était leur terre, leur marais, leur mer, avant l’homme blanc. L’esprit des indiens habite encore la rivière, la lagune, le marécage inhospitalier, les manatees, les oiseaux maitres du ciel, les alligators. Je convoque le passé, vois les racines en sondant le tronc, malaxe la terre qui colle en formes et mouvements, j’écoute les pulsions des tambours creusés au bois dur. « Je travaille comme un jardinier » disait MIRO . Je suis chasseur, bûcheron, potier, sculpteur. Mon atelier est cosmique. L’esprit des indiens s’est emparé de moi, de la rivière, des bois, du marais, chaque pélican est un indien qui crie, plonge et se nourrit.

La pulsion créatrice
catalyse les idées, l’imagination, le matériau. L’oeuvre envisagée au hasard n’est pas le fruit du hasard. Elle est faite de matière cérébrale sensible et esthétique. Elle est le fruit de mon affect, de mes émotions et de mon imagination. S’élabore une sculpture, par à coups, comme une mue de serpent. L’osmose est heurtée, violente, blessante. Toute préparation à l’accouchement d’une création est à la fois joie et souffrance: porter, exprimer cette histoire des indiens, du destin, de la force des dieux et du panthéisme et donner à la matière, au morceau de bois, à la pierre, à la terre, la charge de porter cette histoire. A la fracture des êtres, entre raison et passion naît l’oeuvre d’art, manifeste, témoignage, relai de l’esthétique et de la beauté. L’oeuvre pérennise l’Histoire. Ici, « l’Esprit de l’Indian River », deux wigwams protègés par un regard, c’est l’éternité du lieu.

S’achève la genèse.
L’oeuvre quitte le jardin d’hiver. Les wigwams sont deux parties d’un même morceau de bois éclaté en positif et négatif montrant des fibres en relief et complémentaires. Hasard de la trouvaille et de la hache, attrait du lignage comme une gravure en ronde bosse. Bonheur de l’esthétique et du toucher. Le bois chante et plait à la main. L’oeuvre naît. Elle existe déjà comme si personne ne l’avait un jour créée. Elle est Indépendante et Libre.
La tête de granit veille sur « l’Esprit des Indiens »
Jean-François Catelin
Vero Beach-Tarpon Springs 2008-2009
H.O ! (Lire : « à chaud !)
Ecrivaine française, prix Fémina en 2001,Marie NDIAYE vient d’obtenir le prix Goncourt 2009 pour son roman « Trois femmes puissantes » ( que je lis actuellement.)
Avant cette consécration, l’écrivaine s’était exprimée sur la politique du gouvernement actuel reprenant une phrase de Marguerite DURAS : « La droite c’est la mort. » « Pour moi , ajoutait-elle, ces gens là représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible . » Marie NDIAYE vit en Allemagne depuis deux ans. Posture sociale conforme à ses idées.
Un député de l’UMP relève ces propos comme « insultants », il appelle au devoir de réserve et demande l’arbitrage du ministre de la Culture. Notre Identité Nationale: Bleu, Blanc, Rouge; Bleu pour la Liberté (d’expression entre autres,) Blanc pour l’Egalité et Rouge pour la Fraternité? Valeurs qui devraient être portées par les représentants de notre pays qui s’en revendiquent. La pensée, l’expression, Libres, oui, mais « réservées. » Libres, mais surveillées !
La Liberté censurée, donc. On ne peut s’empêcher d’évoquer Soljenitsine, Valia Kropivnitskaya, en Russie, Guo Qizhen, Wang Guilan emprisonnés en Chine, Tran Anh Kim battue et arrêtée au Vietnam … divers temps, divers lieux et toujours la persécution: l’intimidation, l’arrestation, la torture, le silence.
L’Organisation Internationale Non Gouvernementale « Human Rights Watch » observe les manquements aux droits de l’Homme. Au cours des vingt dernières années, plus de 700 écrivains de 91 pays ont été concernés. En 2009, 37 ont été pris pour cibles pour avoir « exprimé des opinions contraires à celles de leur gouvernement, pour avoir critiqué des représentants ou des actions du gouvernement ou bien pour avoir écrit sur des sujets que leur gouvernement ne voulait pas traiter. » Parmi ces bénéficiaires de bourses Hellman Hamet, 6 sont de Chine, 6 d’Iran, 6 du Vietnam. Les autres de Birmanie, Colombie, Egypte, Erythrée, Gambie, Irak, Corée du Nord, Pakistan, Russie, Rwanda, Sri Lanka, Syrie, Tibet, Turquie, Tunisie, Zimbabwe. (Sources HRW) Quelle partition notre pays pourrait-il jouer dans cet orchestre sinistre et glacial ?
Sans faire d’amalgame outrancier, posons des questions que l’actualité commande: quelle littérature voulons-nous ? Quels artistes ? Des livres écrits avec des barreaux de prison ? De la peinture faite avec des godillots ? De la musique avec des doigts coupés et la langue arrachée ? Des créateurs emprisonnés ou contraints à l’exil, au silence et à l’oubli ? Qu’est-ce que vous voulez, vous les artistes et vous tous amateurs d’art et lecteurs épris de beau, de vérité et de liberté? Quelle société demain pour vos enfants ?
En ces temps chaotiques de faux-semblants, d’impudence, d’intolérance et d’attaques sournoises et frontales contre la démocratie et la laïcité, contre nos valeurs fondamentales de Liberté, la parole est souvent disqualifiée mais la voix libre des artistes et du peuple doit se faire entendre, Souverainement.
Jean-François Catelin
Elle a donné son nom à une rue, à une école, à une galerie d’art, et aujourd’hui à notre association qui s’entête à la faire revivre, l’homme à Tête de Bois, toujours, encore et autrement…
Vanessa Simon Catelin, enseignante et auteur. Ou plutôt « auteure » jeunesse, même si ce « e » ajouté après coup a quelque chose d’un arôme artificiel… Des albums jeunesse des nouvelles, des pièces de théâtre éditées ou non.

« J’avais ce projet d’association depuis longtemps en tête. L’élément déclencheur, ce furent les nouveaux programmes pour l’école élémentaire de 2008. Comme dans les contes, il a fallu que la situation de départ soit perturbée pour que les choses évoluent : plus de classe le samedi matin, plus de poésie, mais un retour à la récitation, plus d’expression écrite mais de la rédaction. Des budgets de classes culturelles réduits à peau de chagrin… Cette association s’est imposée d’elle même .
Favoriser toutes les formes d’expression, et la rencontre entre l’écriture et les arts, les amateurs et les professionnels, les enfants et les adultes… Faire sortir l’école de l’école, l’ouvrir au monde.
Les Z’Ateliers de la Tête de Bois, c’est donc d’abord avant tout un acte militant. J’ai choisi mes partenaires, parmi mes amis enseignants, artistes, écrivains, conteurs, comédiens, journalistes… Ou amis tout court, simplement pour ce qu’ils sont. Et de fil en aiguille, un beau petit monde.
Mais ce n’est pas tout, l’écriture c’est aussi parfois une histoire de famille, comme une donnée génétique au départ. L’Homme au Chapeau, c’est mon père, auteur également, voyageur, sculpteur, musicien, un grand empêcheur de tourner en rond. Il en oublierait même presque qu’il a un jour appartenu à l’Education Nationale…
A la proposition d’écrire ensemble, il a d’abord hésité… Par coquetterie sans doute, car finalement, c’est lui le premier à s’être lancé: les Chroniques du Nomade, puis l’affaire Marie N’Diaye… «
Si l’essentiel des interventions sont « honfleuraises », l’association se veut itinérante. Elle ne bénéficie d’aucun lieu d’intervention fixe. Les manifestations sont organisées sur demande, selon les idées et les envies, à destination de tous les publics et de toutes les tranches d’âge, où bon nous semble. (Médiathèque, école de musique, rues de la ville, ateliers d’artistes, école de l’Homme de Bois…)
« Une boite aux lettres en Mairie à Honfleur, une adresse mail et c’est parti. Une association vagabonde, comme un besoin de liberté absolue… »
Contacts: Les Z’Ateliers de la tête de Bois. tetedebois@ymail.com.
Mairie de Honfleur, Place de l’Hôtel de ville, 14600 Honfleur